Anne-Sophie NYSSEN réélue rectrice de l’Université de Liège
À l’issue des élections rectorales, organisés ces 15 et 16 avril, Mme Anne-Sophie NYSSEN a été élue rectrice de l’Université de Liège en obtenant 77,17 % des suffrages exprimés pondérés.
C’est un sauvetage pas comme les autres qui s’est effectué à la Clinique Vétérinaire Universitaire en ce début d’année. Une buse accidentée est arrivée à la clinique avec le haut du bec fracturé et les vétérinaires ont travaillé sur une méthode innovante pour réparer le bec grâce à une imprimante 3D. Une avancée prometteuse dans la revalidation des oiseaux sauvages et potentiellement d’autres animaux.
À son arrivée à la Clinique, la buse est en bonne santé de manière générale, mais son bec est fracturé. Une première évaluation médicale du bec de la buse a été effectuée via des radiographies ainsi qu'un scanner du crâne avant d'évaluer si la matrice de la rhinothèque (qui est responsable de la production de kératine) avait été endommagée pour donner une idée du pronostic de repousse du bec.
Bien que les examens aient été en faveur d'une possible repousse de bec sur le long terme, il a fallu trouver une solution intermédiaire pour permettre à l’oiseau de se nourrir correctement une fois relâché. Le défi ? Trouver une méthode à la fois résistante mais non permanente, peu invasive pour l'animal et avec des matériaux peu onéreux pour les centres de revalidations.
Il y a actuellement peu de littérature scientifique sur les reconstitution de bec chez les rapaces. La plupart des méthodes décrites sont permanentes et impliquent la pose de cerclages métalliques, ce qui, vu la taille du patient concerné n'était pas envisageable et aurait empêché la repousse du bec sur le long terme.
Léna Bouvet, Vétérinaire assistante en Médecine zoologique.
Plusieurs essais ont été effectués sur des cadavres de rapaces donnés pour la science afin d'élaborer une méthode atraumatique et résistante qui consiste en un moulage en silicone de la base du bec effectué directement sur la buse. À partir de ce moulage et du scanner, l’équipe des vétérinaires du Skill Lab est intervenue. Ce département est en charge de l’élaboration de modèles anatomiques pédagogiques et les vétérinaires ont ainsi apporté leur expertise quant à l'utilisation de l'imprimante 3D et des caractéristiques des différents matériaux envisagés.
C’est donc un bec complet de taille adapté en 3D qui a été imprimé par les vétérinaires du Skill Lab. Le bec imprimé a permis d'établir un moule qui a été rempli de résine dentaire epoxy, ensuite séchée aux ultraviolets.
Une fois la buse sous anesthésie générale, la pointe en résine epoxy a été collée à l'aide d’une colle forte directement sur la partie fracturée. La liaison entre le bec et la prothèse a été renforcée également avec de la résine epoxy et le tout fut séché aux ultraviolets. Un ajustage de l'ensemble du montage a été effectué à la dremel (un outil pour poncer, qui permet de lisser les imperfections et de resculpter) afin de veiller à ce que les proportions anatomiques soient respectées et que le patient puisse se nourrir sans gêne.
L'ensemble de la procédure a mobilisé une équipe de quatre personnes (la vétérinaire assistante en médecine zoologique Léna Bouvet qui était responsable, deux vétérinaires internes assistants et un anesthésiste), pour une durée de 40 minutes. La buse s’est réveillée sans encombre et les premiers tests de nourrissage furent réalisés le soir même. Elle fût gardée en volière durant 15 jours au CREAVES de Namur afin de vérifier la solidité du montage et sa capacité à se nourrir avec la prothèse.
La prothèse finira par tomber de façon naturelle d’ici quelques mois étant donné que la matrice de la rhinothèque produit de la kératine depuis la base vers l’extrémité. Le bec de la buse repoussera mais n’aura pas une forme parfaite comme son bec d’origine. Heureusement, cela ne devrait pas altérer la capacité de la buse à se nourrir, même si la prothèse tombe plus tôt. En effet, les buses sont des oiseaux très intelligents qui peuvent également se nourrir de vers ou être charognards en périodes de disette.
L'équipe des vétérinaires de la CVU aspirent à faire publier ce protocole afin de contribuer à élaborer de nouvelles méthodes pour secourir des oiseaux sauvages de plus petite taille, souvent victimes de choc avec des véhicules et dont la longue revalidation est trop onéreuse pour certains centres. La technique de l'impression 3D est déjà utilisée pour les chiens amputés, pour reconstituer les carapaces des tortues entre autres, mais il reste encore de nombreux défis à relever dans ce secteur.
La buse a été baguée, permettant son suivi, puis relâchée dans la région de Namur. Il n’existe encore que trop peu de données scientifiques sur le suivi post opératoire de ce genre de procédures, néanmoins la simplicité de ce protocole pourrait le rendre accessible à un grand nombre de vétérinaires et centres de revalidation.
À l’issue des élections rectorales, organisés ces 15 et 16 avril, Mme Anne-Sophie NYSSEN a été élue rectrice de l’Université de Liège en obtenant 77,17 % des suffrages exprimés pondérés.
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